La préhabilitation avant chirurgie carcinologique

La présentation de l’étude de faisabilité

ONCOPL (Réseau régional de Cancérologie Onco Pays de la Loire) mène en collaboration avec l’URPS, une étude de faisabilité sur le parcours de préhabilitation¹ avant une chirurgie carcinologique dans le cadre d’un cancer digestif, urologique ou gynécologique chez les patients de plus de 70 ans. Les objectifs de la préhabilitation sont :

  • de diminuer les risques et conséquences des complications post-opératoires ;
  • de permettre une récupération plus rapide ;
  • d’améliorer votre qualité de vie et le vécu de l’intervention.

ONCOPL a obtenu un financement de l’INCa dans le cadre de l’Appel à Projet « Amélioration du parcours de santé des personnes âgées face aux cancers » dont une partie est dédiée à la rémunération des actes de kinésithérapie pour le reconditionnement avant la chirurgie et une autre partie, à la rémunération du personnel de l’URPS pour la mise en place et le suivi administratif de l’action.

¹ Il s’agit d’un programme de préparation nutritionnelle, physique et psychologique qui a pour but d’optimiser l’état général du patient avant une intervention chirurgicale programmée.

L’intervention du kinésithérapeute dans l’étude de faisabilité

Cette étude prévoit l’intervention du kinésithérapeute libéral dans le parcours de préhabilitation du patient à son cabinet ou au domicile du patient.

Le kinésithérapeute intervient auprès du patient pour le rééduquer pendant 4 à 6 semaines avant l’opération. Cette intervention débute après le bilan initial de préhabilitation effectué en HDJ.

La rééducation dans le cadre de ce protocole comprend de la rééducation respiratoire préopératoire et de la rééducation analytique et globale musculo-articulaire des deux membres inférieurs, de la posture, de l’équilibre et de la coordination chez le sujet âgé.

Durant cette période préopératoire, le patient suivra des conseils nutritionnels, des séances de kinésithérapie et réalisera des exercices supplémentaires à domicile. L’infirmière de l’établissement l’appellera de façon hebdomadaire afin d’assurer le suivi des recommandations.

La rémunération du kinésithérapeute dans l’étude de faisabilité

L’URPS s’engage à rémunérer les séances de rééducation réalisées par le kinésithérapeute (soit 21,50€ par séance réalisée). Le kinésithérapeute ne pourra pas être rémunéré au-delà de 387€ par patient (soit 3 séances par semaine pendant 6 semaines).

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